Les moulins de l'Isle-aux-Coudres

SITE  INTERNET http://www.lesmoulinsdelisleauxcoudres.com/

 

                                                                                                                         

 

 

                                       LES MOULINS DE L'ISLE-AUX-COUDRES

 

L'un est à vent, l'autre à eau ; c'est le seul site en Amérique réunissant ces deux types de moulin ainsi que la maison du meunier. Ces deux moulins sont en fonction .

Comme autrefois, le meunier moud le grain et on peut assister à la démonstration de mouture de blé et de sarrasin au moulin à eau. Il est possible de se procurer de la farine fraîchement moulue sur de véritables meules de pierre. Des visites guidées ou autonomes sont offertes au public.

De plus, suite aux travaux de restauration qui ont pris fin en juillet 2012, vous aurez la chance de visiter l'un des seuls moulins à vent au Québec en fonctionnement et pouvant donc produire de la farine. Dans le bâtiment d'accueil, une exposition permanente vous fera découvrir les us et coutumes de l'isle par le biais d'oeuvres d'art populaire. Une autre rend hommage au cinéaste Pierre Perrault, connu pour son film documentaire Pour la suite du monde qui relate la vie des insulaires.
 

 

                                              LE MOULIN A VENT DE L'ISLE-AUX-COUDRES

Le moulin à vent de L'Isle-aux-Coudres est construit à l'automne 1836 dans la seigneurie du même nom, propriété du Séminaire de Québec depuis 1687. Il est bâti sur les ruines du premier moulin à vent de la pointe de l'Islet, érigé en 1762 et démantelé en 1830, dont les matériaux sont réutilisés pour la nouvelle structure.

Ce moulin est dit « banal », car le régime seigneurial impose aux seigneurs l'obligation de construire un moulin pour leurs censitaires, qui doivent y faire moudre leur grain et payer en retour un droit de mouture, nommé droit de banalité. Le moulin est parfois affermé contre le paiement de rentes annuelles, mais les seigneurs conservent leur droit de banalité. Dans le cas présent, le Séminaire de Québec confie la construction du moulin à vent à Thomas Tremblay, qui l'exploitera jusqu'en 1850. À cette date, le Séminaire se défait du bâtiment. Sept meuniers s'y succéderont par la suite.

Le moulin à vent de L'Isle-aux-Coudres, conçu avec une hélice à quatre ailes, se voit modifié de manière à en supporter six à une période indéterminée. La Commission des monuments historiques, qui entreprend de grands travaux de restauration en 1945, lui redonnera une hélice à quatre ailes.

En 1962, le moulin à vent de L'Isle-aux-Coudres est classé. De 1965 à 1981, il fait l'objet de divers travaux de réparation et d'entretien. Étienne Bouchard est le dernier propriétaire à l'exploiter. L'ayant hérité de sa mère en 1976, il le vend au gouvernement du Québec peu de temps après. Ouvert au public depuis 1982, il constitue en 2005, avec le moulin à eau aussi classé, l'Économusée de la farine. Des travaux de restauration, qui ont touché les fondations, le plancher, la maçonnerie, la toiture et le mécanisme du moulin, ont été complétés en 2012.

http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/

 

            

 

 

                                                  LE MOULIN À EAU DE L'ISLE-AUX-COUDRES

Le MOULIN À EAU de L'Isle-aux-Coudres est construit en 1826, à la suite d'une permission accordée l'année précédente par le seigneur, le Séminaire de Québec, afin de répondre aux requêtes pressantes des habitants de l'île. Au début du XIXe siècle, les insulaires devaient souvent traverser à Baie-Saint-Paul et aux Éboulements pour moudre leur grain, le premier moulin à vent bâti à cet emplacement appelé pointe de l'Islet, en fonction depuis 1762, ne suffisant plus à la demande.

Ce moulin est dit « banal », car le régime seigneurial impose aux seigneurs l'obligation de construire un moulin pour leurs censitaires, qui doivent y faire moudre leur grain et payer en retour un droit de mouture, nommé droit de banalité. Le moulin est parfois affermé contre le paiement de rentes annuelles, mais les seigneurs conservent leur droit de banalité. À L'Isle-aux-Coudres, Alexis Tremblay supervise l'ensemble des travaux, dont l'aménagement d'une amenée d'eau du ruisseau des Pruches et de la rivière de la Mare vers le moulin, le débit de la rivière Rouge étant insuffisant à son bon fonctionnement. Il en assume aussi les coûts et, en contrepartie, le Séminaire lui accorde la jouissance du moulin jusqu'en 1840. Tout laisse croire qu'il l'exploite jusqu'en 1850, date à laquelle le Séminaire se défait de sa propriété.

Dès lors, plusieurs meuniers s'y succèdent. Au tournant du siècle, Étienne Bouchard le transforme en moulin à scie et, en 1920, des travaux de rénovation y sont exécutés. Un étage s'ajoute, la maison est rehaussée, un poulailler est greffé au mur pignon sud-est et quelques annexes sont construites à l'arrière ainsi qu'une boutique de forge. Vers 1945, le moulin ne fonctionne plus que de manière ponctuelle et cesse d'être en activité quelques années plus tard.

Le moulin à eau de L'Isle-aux-Coudres est classé en 1963 et restauré dans les années 1980. Ouvert au public depuis 1982, il constitue en 2005, avec le moulin à vent également classé, l'Économusée de la farine.

http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/